Communion de désir pour temps de quarantaines


Ces circonstances nous permettent d'attirer l'attention sur la notion de "communion spirituelle" telle qu'elle peut se vivre déjà dans certains milieux, principalement dans les soins de santé. Il s'agit d'une communion de coeur et d'esprit qui nous rend encore plus solidaires non seulement avec les personnes isolées mais aussi avec toutes celles que nous apprécions rencontrer chaque week-end. Par la communion spirituelle, l'union au Christ est réalisée non par la réception du sacrement mais par le désir de cette réception. Ce désir, qui procède d'une foi animée par l'espérance et la charité, supplée l’acte du fait que celui-ci ne peut être accompli en lui-même. Puisqu’il faut distinguer dans le sacrement le signe et la réalité, le désir atteint la réalité sans passer par le signe. L'essentiel est de se rappeler que le Christ ne manque pas à ceux qui le cherchent et le désirent.
L'évangile de ce dimanche (Jean 4) nous offre une belle intuition. On y lit ce passage où Jésus dit à la femme samaritaine : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. » Ne sommes-nous pas invités à méditer ce que peut signifier pour nous, en ces temps-ci, "adorer le Père en esprit et en vérité" ?
Poursuivons les échanges, maintenons la communication, inventons de nouveaux signes de communion, surtout avec les plus fragiles parmi nous et maintenons-nous mutuellement dans la confiance.



Equipe pastorale de l'Unité pastorale Val Duchesse


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