Témoignage carême/quarantaine

Chers amis, de ma chère Bukavu je suis avec beaucoup de sympathie et d'émotion cette épidémie qui s'étend partout en Europe et plus spécialement en Belgique, ce pays qui m'a accueilli, où j'ai beaucoup d'amis. Il m'est difficile d'imaginer Bruxelles avec ses écoles, ses restaurants, ses églises, ses universités fermés. Et pourtant ce sont les dernières mesures qui ont été prises pour diminuer la propagation de cette épidémie qui terrorise le monde actuellement.

(.) Et je prie Dieu pour que les choses ne s'aggravent pas. Mais j'imagine toute fois la peur sans nom et la grande désolation qui peuvent gagner les esprits 'à l'idée que c'est un fléau dont on est pas sûr d'avoir le contrôle ni d'en mesurer toutes les conséquences.

L'Afrique aussi est en état d'appréhension constante. (.) le deuxième cas suspecté à Kinshasa a été testé positif. On ne sait pas ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui suivent. Après ces guerres successives, après l'épidémie d'Ebola et pendant cette crise économique que traverse le Congo, je ne pense pas que nous soyons en mesure de donner une réponse conséquente à cette épidémie.

(.) Nous nous devons de garder foi en notre humanité qui a su vaincre plusieurs menaces avant celui-là. De cœur avec vous,

Un(e) soignant(e)
Publié le 17/03/2020


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