Témoignage

Echange fugace avec un assistant.
- « Dans une profession comme la nôtre, il faut absolument prendre distance et se ressourcer régulièrement. Si on ne le fait pas, on meurt. »
- « Et tu y arrives ? », me suis-je risqué à lui demander.
- « Non, a-t-il répondu avec un air de désolation. Nous sommes à ce point sollicités et débordés, que c’est impossible. Et c’est de pire en pire. La pression liée à la charge de travail, aux exigences de rentabilité, de publication scientifique, l’impatience croissante de patients se croyant tous les droits, la rivalité entre nous, ne cessent d’augmenter. Sans parler de la tension liée au fait que nos familles s’en trouvent fortement malmenées».

Un(e) aumônier(e)
Publié le 29/07/2017


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