Témoignage carême/quarantaine

Ce vendredi 13, un médecin et une cadre infirmière m'arrêtent, se disant réjouis que je passe justement par là. "Pourriez-vous nous bénir ?" J'ignore d'abord s'il s'agit d'une demande décalée ou espiègle, ou peut-être aussi d'une petite assurance tout risque... mais non : le week-end sera difficile, incertain. Le sens pour eux de ce mot : "dire du bien, souhaiter du bien", la demande qu'un autre les confirme en quelque sorte dans leur juste place ou compétence. C'est toujours mieux que cette curieuse expression magique : "croisons les doigts" !...
Un lien m'est venu avec le récit de Moïse qui demande à Dieu d'ouvrir la mer pour que son peuple y passe à pieds secs, càd sans se laisser engloutir dans la peur ou la mort. Rien de magique, ici, mais plutôt un appel à être au mieux coresponsables avec Dieu et les malades de ce temps source d'incertitude.
Je leur ai aussi raconté qu'une antique tradition chrétienne pense que les soignants ont reçu une part particulière d'Esprit-Saint. Et j'ai demandé à Dieu de les bénir en ce sens. Très sincèrement. Bonne traversée, les amis !

Un(e) aumônier(e)
Publié le 15/03/2020


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