"JE TE PRENDS PAR LA MAIN" -


Lettre des évêques de Belgique sur l'Accompagnement pastoral en fin de vie, y compris l'accompagnement des demandes d'euthanasie reconnues comme demandes à entendre ("reconnaître et prendre au sérieux la souffrance de ceux qui avouent aspirer à la mort") et à accompagner pastoralement : "n'abandonner personne".


Une première. La demande d'euthanasie (pas l'acte) est reconnue dans sa légitimité. Les évêques quittent une pure position d'opposition ou de refus. L'accompagnement pastoral est relu dans son intention théologique et ecclésiale d'Alliance entre Dieu et les humains. Une attention soutenue est accordée aux patients isolés. La lettre surévalue le rôle joué effectivement par les aumôniers. Quasi tout se joue en amont d'eux, entre patient, famille et équipe soignante. Nous entendons l'invitation faite aux chrétiens de ne pas négliger ce pôle spirituel de l'accompagnement de fin de vie, y compris s'il s'agit d'une demande d'euthanasie.
"Même s'il n'approuve pas en conscience la décision d'une personne, l'aumônier ne peut l'abandonner à son sort. En priant pour elle et, quand c'est possible avec elle". Phrase ambiguë que Mgr De Kesel a précisée: il ne s'agit pas d'inviter à être présent au moment de l'acte de l'euthanasie. Tout en disant : "question de bon sens". De discernement donc.
PDF EVEQUES-BELGES---FIN-DE-VIE-yc-EUTH19-06-12-Je-te-prends-par-la-main.pdf


Publié le 5/07/2019
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